Cycles d'Histoire et Témoignages vers la
Voie RoyaleOrthodoxe
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1945 Défaite ou Victoire de l'Ordre Noir
Synarchie Illuminati Finance
4/3/2026
EN LIEN AVEC NOS CONFERENCES MYSTIQUES SPECIALES (voir page d'accueil : Voie Mystique...)
ANTICIPATIONS CONTRE L'ORDRE NOIR
- LE MESSAGE DE LA VIERGE DE LA SALETTE - Léon Bloy
- LES FRERES KARAMAZOV de Dostoïevski - LE GRAND INQUISITEUR - les starets orthodoxes russes
- LE NOUVEAU MOYEN AGE - Nicolas Berdiaev
-PRIMAUTE DU SPIRITUEL de Jacques Maritain - LE PERSONNALISME d'Emmanuel Mounier - décennies 1920-30
- BRAVE NEW WORLD (LE MEILLEUR DES MONDES) d'Aldous Huxley - 1932
"Toutefois, il y a, dans toutes les consciences, désormais, un fond de révolte contre la science capable d'anéantir le monde, un doute sur la valeur salvatrice du progrès technique. "Ils vont finir par tout faire sauter". Depuis les furieuses critiques d'Aldous Huxley dans Contrepoint et Le Meilleur des Mondes, l'optimiste scientiste s'est effondré." (Le Matin des Magiciens, Pauwels/Bergier, Gallimard/folio ed. 1960, p. 82)
-La Croisade contre le Graal par Otto Rahn, 1933 Urban-Verlag, Freibourg, Stock 1934****prémonitoire
- ESSAI sur WOTAN de C. G. Jung publié en 1936
-Introduction à la Métaphysique en 1935 de Martin Heidegger et "Menace sur la Science" du même en 1937
-La révolution du nihilisme de Hermann Rauschning en 1938 et "Hitler m'a dit" du même en 1939
DE PREMIERES REACTIONS CONTRE L'ORDRE NOIR EN ACTION
"C'est Himmler qui est chargé de l'organisation de la S. S. non comme une compagnie policière, mais comme un véritable ordre religieux, hiérarchisé, des frères lais aux supérieurs. Dans les hautes sphères se trouvent les responsables conscients d'un Ordre Noir, dont l'existence ne fut d'ailleurs jamais officiellement reconnue par le gouvernement national socialiste. Au sein même du parti, on parlait de ceux qui étaient "dans le coup du cercle intérieur"" (ibid., p. 450)
- A TRAVERS LE DESASTRE de Jacques Maritain, Editions de la Maison Française, New York, 1941, publié en France clandestinement en nov 1942
- L'ETRANGE DEFAITE de Marc Bloch, Témoignage écrit en 1940, réédité chez Gallimard/folio, 1990
- L'EMINENCE GRISE , Etudes de religion et de politique par Aldous Huxley, aux USA en 1941***décryptage du passé allemand
-Les Fossoyeurs par André Géraud dit Pertinax, publié aux USA en 1943
- les différentes RESISTANCES contre le NAZISME, la résistance spirituelle de figures catholiques telles Mgr Saliège, le Père Henri de Lubac avec Témoignage Chrétien, Emmanuel Mounier, Georges Bidault, l'Ecole d'Uriage dans le Dauphiné, l'oeuvre de CHARLES DE GAULLE de salut de la France, etc.
- LA GRANDE OFFENSIVE VICTORIEUSE de l'URSS et de NOTRE DAME de KAZAN contre l'ORDRE NOIR
Transfert de l'Ordre Noir de Thulé vers l'Atlantisme !
Amnésie des antifascistes sur la nature du nazisme
4/3/2026
TOUJOURS EN LIEN AVEC NOS CONFERENCES MYSTIQUES SPECIALES (voir page d'accueil : Voie Mystique...)
"Pourquoi l'histoire aurait-elle le privilège sur les autres sciences modernes de pouvoir expliquer tous les phénomènes de manière satisfaisante pour la raison ? (...) Un livre de Lord Russel of Liverpool : Courte Histoire des Crimes de Guerre Nazis, paru onze après la victoire des Alliés, a surpris les lecteurs français par son ton d'extrême sobriété. L'indignation, d'habitude en cette matière, tient lieu d'explication. Dans ce livre, d'horribles faits parlaient seuls, et les lecteurs se sont aperçus qu'ils continuaient de ne rien comprendre à tant de noirceur. Exprimant ce sentiment, un éminent spécialiste écrivait dans Le Monde (le journal) : "La question qui se pose est celle de savoir comment tout cela a été possible en plein vingtième siècle, et dans des contrées qui passent pour les plus civilisées de l'univers." (...) Mais (cette question) se pose-t-elle à eux (les historiens) ? Cela n'est pas sûr. Du moins tout se passe-t-il comme s'ils tenaient à l'oublier, sitôt évoquée, obéissant ainsi au mouvement de l'opinion établie qu'une telle question embarrasse. Il arrive, de la sorte, que l'historien témoigne pour son temps en refusant de faire de l'histoire. A peine a-t-il écrit : "La question qui se pose est celle de savoir...", qu'il s'empresse de faire du vent afin qu'elle ne puisse se poser. (...)
Entre les deux guerres, remarque un jeune philosophe, "faute d'avoir dénoncé quelle fureur païenne gonflait les drapeaux ennemis, les antifascistes ne surent pas prédire les lendemains odieux de la victoire hitlérienne". Rares et peu écoutées étaient les voix qui annonçaient dans le ciel allemand "la substitution de la Croix gammée à la Croix du Christ, la négation pure et simple des Evangiles". (...)L'historien qui traite de l'Allemagne nazie, paraît ainsi vouloir ignorer ce qu'était l'ennemi qui fut abattu. Il est soutenu dans cette volonté par l'opinion générale. C'est qu'avoir abattu un tel ennemi en connaissance de cause, exigerait une conception du monde et du destin humain à la mesure de la victoire. Mieux vaut penser que l'on a fini par empêcher de nuire des méchants et des fous et qu'en fin de compte les braves gens ont toujours raison. C'étaient des méchants et des fous, certes. Mais non pas au sens, mais non pas au degré où l'entendent les braves gens. L'antifascisme conventionnel semble avoir été inventé par des vainqueurs qui avaient besoin de cacher leur vide. Mais le vide aspire."
(Pauwels, pp. 314-317)
"Les juges de Nuremberg s'efforçaient de faire comme s'ils n'achoppaient pas sur cette effarante réalité (du nazisme). Dans une certaine mesure, il s'agissait bien, en effet, de jeter le voile sur cette réalité, afin qu'elle disparût dessous, comme dans les tours de prestidigitation. Il s'agissait de maintenir l'idée de la permanence et de l'universalité de la civilisation humaniste et cartésienne, et il fallait que les accusés soient, de gré ou de force, intégrés dans le système. C'était nécessaire. Il y allait de l'équilibre de la conscience occidentale, et l'on entend bien que nous ne songeons pas à nier les bienfaits de l'entreprise de Nuremberg. Nous pensons simplement que le fantastique y a été enterré. Mais il était bon qu'il le soit, afin que des dizaines de millions d'âmes ne soient pas empestées. Nous ne faisons nos fouilles que pour quelques amateurs, avertis et munis de masques." (Pauwels, p. 406) Par cette dernière phrase, Pauwels explique l'esprit de sa démarche nouvelle, ce que nous verrons à l'article suivant.
"Au fond, les procès de Nuremberg n'ont pas apporté non plus beaucoup de lumière et l'abondance des EXPLICATIONS PSYCHANALYTIQUES (c'est nous qui soulignons), qui déclaraient tout de go que des nations entières pouvaient perdre leur équilibre mental de la même façon que des individus isolés, n'a fait qu'embrouiller le problème. Ce qui se passait dans la cervelle de gens comme Himmler et ses pareils quand ils donnaient des ordres d'extermination, personne ne le sait." (le rapporteur Poetel). En nous situant au niveau de ce que nous appelons le réalisme fantastique, il nous semble commencer à le savoir." (p. 448)
Hélas ! cher Pauwels, il est à craindre que les nouveaux, comme vous dites p. 321, "Herr Professor entouré de considération" de notre époque ne soient pas davantage d'accord que leurs prédécesseurs de Nuremberg entichés de psychologie et de psychanalyse.
En ces temps de nouvelles controverses autour de l'antifascisme, par le biais d'une bagarre malheureuse entre fascistes et antifascistes (février-mars 2026), ces propos de Pauwels et Bergier nous rappellent qu'il ne faut pas à nouveau nous égarer sur l'antifascisme nécessaire et donc sur la nature du nazisme. Les générations des années 40 et début 50 sont mieux placées, évidemment, que les plus récentes, pour reconnaître, par exemple, l'exactitude du portrait fait par Pauwels/Bergier de l'antifascisme psychologiquement nécessaire d'une certaine manière, en tant qu'ambiance, air de l'époque, dans l'immédiat après-guerre. Ces générations l'ont vécu par l'intermédiaire de leurs parents et grand-parents (eux qui avaient connu les deux guerres mondiales) ; leurs souvenirs, leurs récits, leur sensibilité, leur intérêt malgré tout pour ces guerres, leur désir d'en prévenir leurs enfants et en même temps leur "embarras" pour expliquer. Sans doute cependant ces générations de parents faisaient-elles preuve davantage d'humilité, car même si elles refusaient d'expliquer, elles étaient conscientes de l'existence d'un inexprimable qui les dépassait ; humilité qui manque à certaines générations actuelles sur l'inexprimable qu'ils prétendent trop facilement rationaliser.
9/3/2026
Nous découvrons ce jour des propos de Johann Chapoutot, de Stéphane François et d'Olivier Dard sur Le Matin des Magiciens et autres auteurs établissant des rapports importants entre nazisme et occultisme. Nos universitaires de Sorbonne et de Navarre balayent d'un revers de main l'existence de ces rapports sous prétexte de défaut de "bonnet d'âne"et parce qu'il n'y aurait pas de preuves ; en quelque sorte "petit-bourgeoisement" constatable, pourrait-on dire. Déjà c'est faux pour la synarchie, cher Olivier (voir Annie Lacroix-Riz). Nous sommes d'autant plus à l'aise pour en parler que nous sommes nous-même critique de la façon dont Pauwels et Bergier ont ensuite, dans leur démarche, étudié le contenu de ces rapports. D'autre part, entre les années 68 et 74, nous pouvons témoigner de ce qui se disait à l'époque de la qualité du travail de ces deux auteurs, du scepticisme sur de nombreux points mais jamais de la vie un rejet total du principe de rapports importants entre nazisme et occultisme.
Dès lors, le rejet arrogant des études médiocres du Mystère met en valeur et donne en spectacle les caricatures du Mystère au détriment des approches d'étude moins claironnantes.
Ernst Jünger, dans son Journal (cité à la p. 458 par Pauwels), écrit le 14 octobre 1943 (en fait, le 16 octobre d'après l'édition de la Bibliothèque de La Pléïade) :
"Il (Bogo) a confirmé un soupçon que je nourris depuis longtemps, celui qu'il a fondé une Eglise. Il se situe maintenant au-delà de la dogmatique et s'est déjà avancé très loin dans la liturgie. Il m'a montré une série de chants et un cycle de fêtes, "l'année païene", qui englobe toute une ordonnance de dieux, de couleurs, de bêtes, de mets, de pierres, de plantes. J'y ai vu que la consécration de la lumière se célèbre le 2 février (...) J'ai pu constater chez Bogo (Hielscher, l'ami du colonel SS Sievers, haut responsable de l'ordre) un changement fondamental qui me semble caractéristique de toute notre élite : il se rue dans les domaines métaphysiques avec tout l'élan d'une pensée modelée par le rationalisme. Ceci m'avait déjà frappé chez Spengler et compte parmi les présages favorables. On pourrait dire en gros que le XIXe siècle a été un siècle rationnel et que le XXe est celui des cultes. Kniebolo (Hitler) en vit lui-même, d'où la totale incapacité des esprits libéraux à voir seulement le lieu où il se tient."
On accorde une certaine importance à des propos sur l'"apocalypse du nazisme" ; or on peut déjà trouver dans Le Matin des Magiciens le récit du même phénomène d'apocalypse hitlérienne et nazie mais dans un jargon différent du jargon psychanalytique. On pourrait en trouver également le même récit chez d'autres auteurs des années 50-60 ; c'est-à-dire que certains universitaires contemporains balayent d'un revers de main ce dont ils tiennent compte malgré tout ; en quelque sorte : cachez cette autre main que je ne saurais voir.
11/3/2026
Sur YouTube, nous avons piqué au passage des vidéos de Stéphane François (chaîne Baglis TV) dont l'une où il se trouve en parfait accord à propos du Matin des Magiciens avec Christian Bouchet. Si l'on connaît le contenu de la chaîne Baglis TV et des éditions Ars Magna de Christian Bouchet, on peut quand même être profondément étonné de ces rencontres aux environs de 2010.
Dans les années 30-40, certains déjà n'ont pas voulu voir la véritable nature du nazisme, son évolution après la Nuit des Longs Couteaux (juin 1934) d'un mouvement politique à un mouvement pour le moins métapolitique sinon de fausse mystique. Il semblerait que dans nos années 2000 beaucoup ne veuillent pas davantage constater l'évolution assez similaire à la précédente de la droite traditionnelle catholique infiltrée de paganisme, d'abord nouvelle droite puis phase "soralienne" ou du "trumpisme MAGA/Epstein" (avec son lien, son influence sur la droite et la gauche françaises) vers une fausse mystique tout aussi dévastatrice(voir article page 2 de ce site "Techno féodalisme...") ; ils veulent en rester d'un côté aux problèmes posés par ce qu'on pourrait qualifier d'une extrême droite classique selon leurs critères (de gauche?) et d'un autre côté, par leur toilettage paradoxale (de gauche?) de l'occultisme nazi , ne finissent-ils pas par le mettre bel et bien en valeur, mine de rien.
Il nous faudra revenir dans nos conférences mystiques spéciales sur ce dangereux et peu responsable aveuglement. Comme Jacques Maritain mettait en garde Emmanuel Mounier dans les années 30 : "Dieu ou l'athéisme, c'est la véritable ligne de partage des eaux".
la NOUVELLE TRAHISON des CLERCS
26/03/2026
Dans cette amnésie sur la véritable nature du nazisme, on peut déplorer le retour du climat de scepticisme-relativisme et même de nihilisme de la fin du XIXe s. jusqu'à la guerre mondiale, le retour de la responsabilité du scientisme dans ce climat d'angoisse spirituelle d'il y a un peu plus d'un siècle, le retour de cette TRAHISON des CLERCS, selon le titre du fameux ouvrage de Julien Benda. L'arrogance du mandarinat qu'on a pu noter a été annoncée ici ou là dans les années antérieures. Ainsi, au premier trimestre 1987, les Cahiers Augustin Barruel, dans leur n° 16, font remarquer dans un article de Paul Raynal : "Il est également intéressant de noter l'importance de la participation universitaire qui confirme que, si les premiers disciples de Guénon étaient plutôt recrutés parmi des mystiques, des chercheurs individualistes, aujourd'hui, l'Université s'est laissée largement pénétrer - ce qui n'est pas sans exercer un certain prestige auprès d'esprits primaires".
Votre serviteur se rappelle à ce sujet une anecdote vécue une dizaine d'années auparavant à Paris, où il collaborait aux éditions anthroposophiques ou steineriennes TRIADES, diffusées par la maison Dervy-Livres ; relations qui à cette époque connaissaient beaucoup mieux que votre serviteur le milieu ésotérique et par lesquelles il avait eu l'occasion de croiser Jacqueline Renard, la patronne propriétaire de Dervy-Livres, relations qui lui avaient confié, désolées, qu'elle était en train d'être approchée par la franc-maçonnerie : le temps des poètes, des chercheurs sincères et de leur innocente fraternité était passé.
S'il y a un retour des années 30, il concerne d'abord ce qui occupait le plus l'esprit de nos parents et aïeux. Or, à écouter les historiens revendiquant à présent ce retour, on pourrait avoir l'impression que les élections, par exemple, à cette époque, et d'autres activités très politisées, telles que ces historiens actuels se font une idée de la façon dont elles imprégnaient les esprits, occupaient largement le premier rang des préoccupations : voire ! Entre autres causes de cette erreur comme nous l'avons dit précédemment, des historiens trop jeunes, dont les parents n'ont pas connu la guerre, raisonnent plus facilement dans l'abstrait. Qui plus est c'est probablement aussi une caractéristique de notre époque dans l'Histoire que l'emprise des media, de la télé, d'internet, d'une réflexion rationaliste déconnectée du réel, ait coupé, dévalorisé le rôle de la transmission orale, personnelle, transgénérationnelle, base de toute tradition et de toute société.
On peut noter les réunions dites oecuméniques dans les années 1930 où participaient entre autres Nicolas Berdiaev, Jacques Maritain, Emmanuel Mounier qui avaient assez souvent plus de succès, dit-on, que des conférences sur la politique internationale ; peut-être parce qu'entre autres le public assistant pensait à juste titre que porter d'abord ses efforts pour orienter la vie publique selon sa véritable finalité était de première nécessité pour éviter les conséquences d'une vie publique en errance, par exemple l' impérialisme. Au final, nos historiens contemporains dans l'erreur se trompent deux fois: sur la vie sociale intime d'avant-guerre et sur la réaction post-45 au déroulement de la guerre.
Nous conseillons également de lire à ce sujet un texte touchant et exemplaire de Raïssa Maritain qu'on peut trouver dans l'ouvrage : "Jardin des Plantes - Nous avons été amis ensemble", également sur internet. Elle y évoque ses souvenirs communs avec Jacques Maritain du tournant du XIXe au XXe s., tous deux étudiants à la Sorbonne, dans une quête commune, ardente et angoissée, de la Vérité ; leur détresse face au scientisme et au nihilisme, les milliers de suicides de jeunes qu'ils constataient à travers toute l'Europe. On pourrait aussi ajouter la lecture du merveilleux Poème du Rhône de Frédéric Mistral (1896), où le chantre évoque la désespérance du monde populaire ouvrier avec la disparition du transport fluvial des marchandises assuré par des péniches tirées par des chevaux... Quand on est vraiment sensible à la vie ouvrière populaire comme l'était Mistral, il n'est pas difficile de deviner la place dans les esprits de cette désespérance.
Nos historiens, s'ils cherchent à notre époque contemporaine ce qui serait similaire aux époques antérieures, doivent l'appréhender par rapport aux premières préoccupations des populations de ces époques.
ANTIFASCISME et FASCISME : le RÊVE BEATNIK Perdu de Robert BRASILLACH
13/06/2026
On a pu écrire que l'antifascisme a été créé par la gauche sentant la nécessité d'un puissant motif de regroupement des troupes et des électeurs face à une menace plus fictive que réelle. Ce fut le cas pour les élections entre 1922 et 1924 puis au moment du Front Populaire et à la Libération. Ce qu'il y a de sûr, effectivement et chronologiquement, c' est que, selon la formule de Raymond Lasierra et Jean Plumyène : "l'antifascisme idéologique précède le fascisme organisé". "Dès 1923, un mythe se crée avant même que la réalité ne lui apporte un début de justification historique". (Les Fascismes Français 1923-1963, Seuil ed., 1963). Cette interversion est évidemment fâcheuse pour la même thèse de la gauche actuellement défendue bec et ongles par Johann Chapoutot et consorts. Ces années-là, Mussolini venait juste d'accéder au pouvoir en Italie alors que le premier parti fasciste datera du 11 novembre 1925 : le FAISCEAU de Georges Valois impressionné par Mussolini et qui avait quitté l'Action Française un mois auparavant, le 11 octobre. "Depuis déjà un certain temps, il reproche aux dirigeants de l'Action française de s'être ralliés en fait, sinon explicitement, au Bloc national, et d'avoir renoncé à la théorie du Coup de force : "Même les moyens légaux", avait dit Charles Maurras. Valois dénonce un électoralisme..."
La vengeance de l'AF ne tardera pas et Georges Valois rompra tout lien le 15 décembre 1925. Il aura un certain succès durant quelque temps, sera financé par le milliardaire François Coty, propriétaire entre autres du Figaro et financier attitré d'autres ligues fascistes. A partir de 1928, son mouvement s'éteindra, entre autres du fait de sa rupture avec François Coty. Il a rendu hommage au mouvement communiste, a cherché la possibilité d'une union avec lui, a rallié un certain nombre de socialistes et communistes. Certains seront peut-être tentés, pour justifier la thèse de la gauche, de prétendre que l'AF relevait du fascisme ; ce qui n'était pas le cas, et doctrinalement et, bien sûr, chronologiquement ; ce sur quoi nos deux auteurs communistes (bien qu'en rupture sur le tard avec le parti) sont catégoriques. Le cas de Georges Valois est intéressant qui
montre la proximité, l'entrecroisement de buts et de concepts entre les fascismes, le communisme et le socialisme.
Passons sur les Croix de Feu du Colonel La Roque, la Solidarité Française de Jean Renaud et le Francisme de Marcel Bucard où, à chaque fois, le parfumeur milliardaire François Coty jouait un rôle majeur; il mettait tout le monde au parfum. Nous arrivons à l'année 1934, année du 6 février, après l'affaire Stavisky. Abordons "les suites fascistes du 6 février" (chapitre IV). "Mais l'effet le plus important produit par cette émeute fasciste demeure l'antifascisme idéologique du futur Front Populaire... L'antifascisme, cependant, a besoin d'un fascisme contre lequel s'unir... Qui donc sera le fasciste du Front Populaire ? Ce sera le Colonel de La Roque, l'organisation la plus vide d'idées, la plus statique qu'ait connu la France des années 30". (p. 80)
Les autres ligues fascistes et l'AF étant en déclin, les Croix de Feu semblent prendre le relais mis en valeur par la gauche. Or, ne voilà-t-il pas que le 5 décembre 1935 "les Croix de Feu acceptent le désarmement des ligues. C'est un tollé à l'extrême droite. L'Action Française se déchaîne contre de La Roque : "Le dégonflement du Colonel de La Roque ne m'a nullement étonné. Je n'ai pas l'honneur de connaître ce sphinx en uniforme, mais j'ai lu son pauvre bouquin et j'ai été fixé" (Léon Daudet).
Le ralliement des Croix de Feu porte un coup mortel aux ligues. "Dans la réalité des faits, la droite a dérobé aux ligues le fruit de leur émeute. L'échec confirme le fait que celles-ci n'ont pas d'existence politique réelle en dehors de la droite traditionnelle, sans pour autant se confondre avec celle-ci". Valois avait déjà reproché à l'AF de vouloir se rallier au Bloc national.
1934, en tout cas a confirmé "la situation de juin 1923 (qui) est reproduite à une échelle démesurément amplifiée" (p. 80) en ce qui concerne l'antifascisme.
En 1936, trois camelots du roi créent la fameuse CAGOULE. "Le schéma insurrectionnel de la Cagoule consiste à porter au pouvoir un chef militaire "prestigieux". En 1937, Eugène Deloncle choisit le vieux maréchal Franchet d'Esperey, Pétain ayant énergiquement refusé de se mêler à l'action subversive". (p. 85)
Pétain ne refusera pas d'en profiter plus tard (voir les ouvrages de l'historienne Annie Lacroix-Riz dont ce schéma est l'une de ses thèses principales).
Venons-en à d'autres fascismes plus intéressants à bien des égards car ils montrent bien cet entrecroisement avec le communisme. DRIEU LA ROCHELLE, de ce point de vue, est exemplaire. "J'ai acquis la conviction que le fascisme est une étape nécessaire à la destruction du capitalisme. Car le fascisme n'aide pas le capitalisme, contrairement à ce que croient les antifascismes, contrairement à ce que croient la plupart des gens qui se rallient au fascisme". On se doute que Johann Chapoutot ne sera pas d'accord. Drieu caractérise l'essence du maurrassisme d'une manière que nous partageons et que nous pourrions d'ailleurs prolonger. Si, au dire de Drieu, le monarchisme d''AF, ne peut pas être révolutionnaire (et donc fasciste) parce que trop monarchiste, cette même AF, parce que pas assez monarchiste, ne peut pas être non plus contre-révolutionnaire. On pourrait oser une remarque similaire à propos du marxisme. Il se pose comme révolutionnaire, c'est bien mais n'est-il pas trop positiviste et hegelien pour mener cette révolution jusqu'à son terme : la destruction du capitalisme d'essence rationaliste ? Les faits ne le corroborent-ils pas ?
Après avoir cependant rendu hommage à l'AF, Drieu rend hommage aux communistes :
"Les communistes sont les prêtres d'un autre souvenir. Celui d'une autre fureur française que celle de Du Guesclin ou du Grand Condé, celle des jacobins massacreurs de septembre à l'annonce de l'invasion du territoire et grands gagneurs de batailles dans les Flandres et sur le Rhin, acharnés pendant un siècle à conspirer contre les Napoléons, les Bourbons et les Orléans, acharnés à lutter depuis les Communes du Moyen-Age contre les alliances illicites, celle de la patrie et de l'argent, celles des prêtres et du siècle, celle de la raison d'Etat, de l'exploitation de la santé et de la vertu du peuple. Les communistes sont les derniers Jacobins, ils rappellent parmi nous une forte race qui vaut bien celle des Croisés, grands porteurs de dévouement et de massacres. Il faut les laisser chaque année aller au Mur des Fédérés : un grand et noble espoir français a péri là" (p. 95). Un ouvrage à recommander sur l'histoire du point de vue de la fureur : Les Furies 1789-1917, d'Arno J. Mayer, Fayard ed., 2002.
Drieu s'exprime encore : "C'est évidemment parmi les clans où, selon une vision périmée, l'on supposerait l'anti-fascisme le plus naturel, qu'on peu trouver les seuls esprits susceptibles de devenir fascistes : dans les milieux de jeunes radicaux et de jeunes socialistes ou communistes. C'est là que vivent déjà la tradition jacobine, voire césarienne, et la tendance syndicaliste ou socialiste... Le fascisme est toujours parti de la gauche." (p. 96)
Cette grande circulation de la droite à la gauche et vice versa, nous la retrouvons dans toutes les nombreuses petites revues politico-littéraires et philosophiques paraissant dans les années 30 et jouant un rôle certain ; non seulement cette circulation de droite à gauche mais un balancement, une hésitation entre ces idéologies de droite et de gauche et la voie de la révolution spirituelle, personnaliste et communautaire. Durant sept-huit ans après la condamnation de l'AF par la papauté en décembre 1926, Jacques Maritain au premier chef collaborera à plusieurs de ces revues, essayant de leur faire quitter tout un pan de ce fascisme, de leur romantisme, pour retrouver une fondation solide dans un ordre métaphysique et théologique. Hélas ! il n'y parviendra pas. L'attirance pour l'Allemagne sera gagnante (voir l'article Berdiaev-Maritain-Mounier, "La vérité piégée", page Les grandes batailles spirituelles... du site www.la-communion-antimondialiste.fr).
La revue "Je Suis Partout", avec ce personnage si attachant de jeune homme, ROBERT BRASILLACH, présentera le summum de ces revues si influentes. Brasillach ne tarissait pas d'éloges, non plus, sur la grandeur "pareillement exaltante" du communisme. Lâché par les éditions Fayard et Pierre Gaxotte pour défaut de maurrassisme, "Brasillach et ses amis entreprennent alors de sauver ce qui est devenu leur journal, en réduisant leurs appointements et en constituant ce qu'ils appelleront "le seul Soviet de la presse française" (p. 105).
Il souhaitera que la France soit emportée à sa manière dans la même "fureur romantique".
En quoi il oubliait les leçons de Jacques Maritain : admirer, se référer trop, comme Drieu, à la fureur, à l'oeuvre des Croisés, cet aspect de la chrétienté, c'était perdre de vue la clé de voûte de tous les aspects de la chrétienté, c'est-à-dire le fondement contemplatif et théologique de cette chrétienté que ces Croisés n'auraient même pas songé à ignorer. On dit que St Louis, rejoignant l'embouchure du Rhône pour partir en croisade, fit un détour par la cité de Digne (à présent 04) pour visiter Hugues de Digne, frère franciscain particulièrement réputé pour son ascétisme, sa charité. Hugues le reçut mais pour lui administrer une sévère leçon de morale, lui reprochant son péché de mondanité de venir le visiter au lieu de se consacrer à sa fonction de roi. St Louis s'agenouilla, reconnut son péché, le remercia de cette leçon d'humilité. C'est cette hiérarchie théologique et morale dont était imprégnée la chrétienté, certes pas dans tous les cas d'une manière si exemplaire que dans la petite cité médiévale. La fureur des Croisés, des chevaliers, lorsqu'elle était nécessaire, restait fondée sur cet ordre et ainsi dirigée sans romantisme. Retrouver les conséquences du fondement sans le fondement est pure illusion.
Robert Brasillach fit partager également dans Je Suis Partout, le 31 décembre 1937, un rêve, une prophétie issue peut-être de son jardin secret : "La France n'est pas encore le pays qui lâche sur les routes, comme l'Allemagne, comme l'Amérique, ses jeunes gens et ses jeunes filles, dans la poudre dorée des routes, et les herbages frais ou secs. Mais patience, elle le deviendra bientôt. La neige, déjà, l'y encourage."
Si, pour l'Allemagne il pensait sans doute au mouvement des Wandervögel, pour l'Amérique, ce sera le mouvement des Clochards Célestes, des beatniks qui débutera une douzaine d'années plus tard. Ces beatniks qu'il aura en quelque sorte rêvés auront par contre sur les fascistes cet avantage d'avoir écouté d'autres enseignements, chrétiens et orientaux (Aldous Huxley, Gandhi, peut-être Jacques Maritain qui habitait en Amérique) et d'enraciner ainsi leurs croyances, leurs doctrines, leurs espérances sur l'adhésion à une clé de voûte, à un ordre céleste chrétien, oriental (le boudhisme par exemple), la pureté céleste de la neige rêvée par notre poète.
Sur les analogies du rapport droite-ligues de ces années 30 avec la situation contemporaine de la droite, voir l'article
Techno-féodalisme... de la page Eschatologie... de ce site.
SUITE de l'ARTICLE : ARTICLE "VICHY, FASCISME : le REFOULEMENT vers les BOUCS-EMISSAIRES"
Vichy fascisme : le refoulement vers les boucs-émissaires
17/06/2026 - suite de l'article "antifascisme et fascisme, le rêve beatnik perdu de Robert Brasillach"
Dans l'article précédent, nous avons abordé le fascisme en dehors de la guerre, c'est à dire pendant l'avant-guerre. Nous en avons noté certaines contradictions qui le constituent au fond ; nous allons voir que la guerre n'a fait que reprendre ces contradictions pour les porter à un plus haut niveau d'intensité dès lors dramatique. Notons, comme le titre de l'ouvrage que nous utilisons, que nous analysons les fascismes français qui, de fait, n'ont jamais pris le pouvoir, alors qu'on peut être amené à les comparer aux fascismes italien et allemand qui, eux, n'ont jamais existé qu'au pouvoir ; ce qui change fondamentalement la donne.
Si tous ces fascismes ont probablement des éléments de base communs tenant à l'époque, il y a dans les fascismes français qui ont existé sans accéder au pouvoir un aspect de composition baroque de contradictions, presque de quiproquos ou de malentendus qui ne tiennent qu'à eux.
Evoquons à présent ces fascismes français durant la seconde guerre mondiale et, tout autant, juste après guerre. Pour ce faire, portons-nous en 1945. A cette date et même avant d'ailleurs, le général De Gaulle cherchait à assurer la réconciliation des Français et à éviter de soulever des polémiques fâcheuses où lui-même aurait d'ailleurs pu se voir reprocher certaines choses. Dans cette idée, De Gaulle rejoignait le souhait d'une majorité de Français. Dans ce dessein, la responsabilité de Vichy devait donc être affirmée mais sans trop insister non plus : il fallait laisser quelques portes de sortie à des circonstances atténuantes du genre "l'épée et le bouclier", etc., mettre quand même en avant que la droite avait aussi résisté ; d'autant que le "sauveur" De Gaulle était de droite, cependant qu'on acceptait de reconnaître à la gauche un rôle essentiel dans la Résistance et qu'on fermait les yeux sur un nouvel accès d'antifascisme, pourvu que de tout cela, la gauche n'abusât point trop. Par ailleurs, Pétain ne décéda qu'en 1951. On peut imaginer qu'il existait comme une espèce d'autocensure tacite pour ne pas se lancer tout de suite dans un travail de description historique de l'ensemble de la seconde guerre où il eut été inconcevable qu'on n'allât pas interroger Pétain dans son exil, avec le risque de faire sortir des mises en cause gênantes.
N'était-il pas aussi nécessaire de regrouper les partis fascistes français( du fait de leur attitude durant la guerre) dans la réprobation à la fois forte et relative de Vichy ? "L'histoire de la Libération" publiée par Robert Aron en 1959, premier ouvrage d'ensemble, semble-t-il, de la seconde guerre, paraît bien avoir tenu de tout ce contexte d'appréhension de la guerre souhaité par une majorité de Français (on l'a vu dans l'article précédent sur cette page: l'amnésie des antifascistes..., le Matin des Magiciens) et par De Gaulle.
Avec le recul cependant, il était inévitable qu'on éprouvât le besoin de s'interroger davantage et plus profondément sur cette guerre et, bien sûr, pour chaque camp, avec le risque de le faire à sa manière. A notre connaissance, deux publications, dans un premier temps, semblent avoir joué ce rôle : d'abord Le Matin des Magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier en 1960. Une grande part du propos de leur ouvrage est de mieux comprendre l'apparition du nazisme. Ils l'ont fait en décortiquant les liens du nazisme et de l'occultisme, postulant une certaine responsabilité de ce dernier dans cette apparition. Du coup, ils ont mis à la mode un certain nouvel intérêt pour le nazisme. La deuxième publication d'une nouvelle approche de la seconde guerre semble, sauf information contraire, être celle de notre ouvrage : Les Fascismes Français 1923-1963, de Raymond Lasierra et Jean Plumyène. Quant à son impact, nous restons dubitatif tant il semble être oublié à l'heure actuelle par rapport à d'autres ouvrages qui ont paru bien plus tard.
On peut noter p. 150 une des raisons de cette nouvelle approche de la seconde guerre :
"La politique vichyssoise est donc par définition réactionnaire, anachronique : aussi s'attire-t-elle presque immédiatement la critique la plus violente des différents fascismes français. C'est un phénomène oublié -oubli significatif comme en politique, toute forme d'amnésie- que les partis fascistes français ont été, tout au moins jusqu'en 1942, DES PARTIS D'OPPOSITION AU REGIME DE VICHY. En 1944, les Français libérés "oublieront" qu'ils avaient pour la plupart été pétainistes en 1940 et pour mieux rejeter ce moment condamné de la psyché nationale, pratiqueront l'"amalgame", confondant dans une même réprobation passionnée, vichysme et fascisme."
Premier refoulement vers un bouc-émissaire. Quelques lignes auparavant, nos deux auteurs communistes montreront à quel point la Révolution Nationale ressemble à une restauration monarchique mais en même temps constitue une restauration chimérique et truquée pour duper un peuple français qui, face à une défaite et une invasion militaire qui le désarçonnent, éprouve comme un besoin de se ressourcer dans la terre et l'histoire de France, l'Auvergne rurale de Vichy, le Bourbonnais des rois Bourbons de France, destination majoritaire de l'exode des Français en 1940. Les partis fascistes français sentiront très rapidement ce truquage auquel par contre l'Action Française adhèrera ; ce pourquoi ils s'opposeront fortement à Vichy tout autant que la Résistance. Ce truquage, lié à l'utilisation de la mise en valeur d'"un chef militaire prestigieux" selon nos deux auteurs représente une des thèses principales, que nous avons signalé dans l'article précédent (rêve beatnik perdu de Robert Brasillach), des ouvrages de l'historienne Annie Lacroix-Riz).
Le malheur pour nos fascistes tient à ce qu'à partir de 1942-43, passant en quelque sorte par-dessus Vichy, ils prôneront un "ultra collaborationnisme" (p. 156) directement avec l'occupant nazi lui-même parce que portant leurs espoirs désormais sur lui. Ils allaient donc jouer le rôle d'idiots utiles pour les occupants nazis et pour les Français, après 1945, puisque leur ultra-collaborationnisme tardif justifiera leur réprobation. Les Français, plus ou moins informés, n'allaient bien sûr pas entrer dans le détail de l'originalité de la position de ces fascistes français. Nos deux auteurs citent en effet nombre de textes et de documents illustrant les diverses positions fascistes. S'ils sont critiques, ils se veulent aussi compréhensifs et même presque bienveillants pour des fascistes qu'ils estiment avoir été dupés, victimes tout autant que les autres ; d'autant qu'une fois Pucheu, Pétain, Laval et Maurras condamnés, pratiquement tous les responsables de Vichy sont restés en poste et ont poursuivi une brillante carrière.
Nos deux auteurs ajoutent à propos de l'utilisation de ces fascistes par l'Allemagne nazie (pp. 156-157) : "Ce qui signifie que l'Allemagne nationale-socialiste n'a jamais sérieusement songé à faire de la France une "république-soeur", elle ne songeait "qu'au pillage des ressources françaises". Or ce conte de la France de Vichy "république-soeur" a fait partie du narratif mis en valeur dans le cadre de notre refoulement par les Français de ces années d'occupation.
Page 173, nos deux auteurs contestent également d'autres aspects de la bonne conscience que nos générations antérieures se sont offerte : "La France ne s'est pas battue en juin 1940 et les allemands furent moins des conquérants que les occupants d'un espace vide. L'affrontement sanglant de 1914-1918 ne s'est pas renouvelé". Ceux de la génération de votre serviteur et ceux encore plus âgés peuvent se souvenir qu'en 1945 et les années suivantes nos parents côtoyaient encore souvent nos grands-parents qui avaient connu la guerre de 14 et s'y étaient battus, ce qui pouvait faire l'objet de divers reproches par rapport aux générations de 1940.
Nos deux auteurs expliquent p. 172 le but de leur nouvelle approche de la seconde guerre, ce refus de se laisser emprisonner par ce passé "par le jeu des passions politiques rivales". Ils analysent la seconde guerre mondiale comme relevant désormais davantage (par rapport à la première) d'une guerre idéologique, "transversale" dirait-on maintenant, plutôt que d'une guerre inter-étatique. De fait, à la p. 176, ils précisent que les premières organisations de la résistance sont plutôt à droite ("le premier mouvement né à Marseille sous l'impulsion de Henri Frenay") et ne sont pas politiques. Cependant ils contestent l'histoire de la libération de Robert Aron qui fait référence, lorsqu'il dit que jusqu'en 1943, la Résistance est éloignée de toute politique. Ils écrivent : "On peut dire que, dès juin 1941, date à laquelle commence le conflit germano-soviétique, l'entrée des communistes dans la lutte clandestine politise la Résistance et lui donne sa signification profonde". Ils contestent également l'affirmation de Robert Aron selon laquelle "un complot communiste aurait été monté vers la fin de la guerre pour noyauter la Résistance et instaurer en France une démocratie populaire." Ils reconnaissent le rôle des catholiques progressistes dans la Résistance et dénoncent plutôt l'épuration, au point de dire : "La Libération sera davantage une révolution contre Vichy et ses séides qu'une victoire sur l'occupant. Elle s'abattra comme un couperet sur une droite médusée qui n'y comprendra rien, et se défendra faiblement".
Malheureusement, cette analyse, cette vision dépassionnée de la seconde guerre et de ses suites, cette vision hiérarchisée selon diverses perspectives du conflit mondial ne semble pas avoir vraiment fait école. A partir des années 70-80, chaque camp a approfrondi ce conflit selon ses propres critères, mettant à jour des aspects réels mais présentés partiellement et partialement. Il ne s'agit pas non plus d'une histoire générale de la seconde guerre, il s'agit d'une histoire générale des fascistes français jusqu'en 1963 et d'une certaine manière des autres courants politiques avec lesquels ils étaient confrontés. De fait, dans ce cadre-là, cela permet à nos auteurs de poser les bases d'une histoire des grandes lignes de force tectoniques de Vichy, des fascismes et des autres courants politiques par rapport à Vichy et aux fascismes. Une autre démarche d'étude, celle sur l'Ecole des Cadres d'Uriage de Bernard Comte, Une Utopie Combattante (Fayard ed., 1991), ressort clairement aussi de ce même effort similaire vers une vision hiérarchisée, à multiples perspectives, de l'histoire (voir à ce sujet nos articles des pages 2 et surtout 3 du site
www.la-communion-antimondialiste.fr).
Pour ce qui est de l'analogie de ces années 1930, à propos des fascismes et antifascismes, avec notre époque contemporaine et sur la question de MAI 68 en FRANCE voir l'article: Techno féodalisme... à la page Eschatologie...de ce site
1946 Le Temps des Assassins - Louis Pauwels, Aldous Huxley - Nuremberg
"C'est dans un esprit de révolte bien proche de celui de ces ancêtres (penseurs réactionnaires) que je réalisai un pamphlet intitulé Le Temps des Assassins, auquel collaborèrent notamment Aldous Huxley et Albert Camus. La presse américaine fit écho à ce pamphlet où savants, militaires et politiques se trouvaient fort maltraités et où l'on souhaitait un procès de Nuremberg pour tous les techniciens de la destruction." (Pauwels, p. 81)
C'était le temps où, après les deux bombes atomiques américaines de 1945, un certain nombre d'intellectuels et de savants, animés en particulier par Aldous Huxley et Bertrand Russell, militaient pour la disparition de tout ce dévoiement de la science.
1960 Beat Generation Le concile espéré
Le Matin des Magiciens
4/3/2026
TOUJOURS EN LIEN AVEC LES CONFERENCES MYSTIQUES SPECIALES (voir page d'accueil : Voie Mystique...)
DE L'ORDRE DES APÔTRES DES DERNIERS TEMPS (message de La Salette) aux CLOCHARDS CELESTES (Jack Kerouac) de la Beat Generation, par le pèlerinage des "ZEK" et des sacrifiés de la grande guerre patriotique
"Plus tard, au lendemain de la libération, je me donnai un maître à vivre et à penser. Je devins disciple de Gurdjieff." (Pauwels, p. 13)
"A cette époque où je lisais René Guénon, maître de l'antiprogressisme, et fréquentais Lanza del Vasto de retour des Indes, je n'étais pas loin de me ranger aux raisons de ces penseurs à contre-courant." (Pauwels, p. 79)
La publication en 1960 par Pauwels et Bergier du Matin des Magiciens eut une grande influence d'ouverture vers le spirituel, laquelle se joignait à l'influence de la Beat Generation, du Pèlerinage aux Sources de Lanza del Vasto et du lancement du concile Vatican II, porteur de toutes les espérances. Quoique l'influence du Matin des Magiciens ne fût pas toujours heureuse, c'est par l'intermédiaire du lancement qui suivit des revues "Planète" puis "Question de" que se poursuivit cette influence vers le spirituel mais aussi la magie, le paranormal, etc. Une partie de cette influence, heureuse et malheureuse, du Matin des Magiciens, s'exerça d'ailleurs en direction de l'appréhension du nazisme. Nous avons évoqué précédemment les constats lucides de Pauwels sur cette appréhension dans la mentalité générale de l'époque. Il désira apporter sa pierre à une évolution de la compréhension du phénomène nazi, à une réforme de "l'antifascisme conventionnel".
"Le problème est là. Nous ne serons à l'abri du nazisme, ou plutôt de certaines formes de l'esprit luciférien dont le nazisme avait projeté l'ombre sur le monde, que lorsque nous aurons perçu et affronté dans notre conscience les aspects les plus fantastiques de son aventure. (...) En tous domaines nous nous sommes efforcés de résister à cette répugnance à l'invraisemblable, qu'il s'agisse des ressorts de l'action de l'homme, de leurs croyances ou de leurs réalisations."
(Pauwels, pp. 316-317)
"Il y a un fantastique évident que l'historien recouvre avec pudeur d'explications froides et mécaniques. L'Allemagne, au moment où naît le nazisme, est la patrie des sciences exactes. La méthode allemande, la logique allemande, la rigueur et la probité scientifiques allemandes sont universellement estimées. Le Herr Professor invite parfois à la caricature, mais il est entouré de considération. Or, c'est dans ce milieu, d'un cartésianisme de plomb, qu'une doctrine incohérente et en partie démentielle se propage à toute vitesse, irrésistiblement, à partir d'un foyer minuscule. Au pays d'Einstein et de Planck, on se met à professer une "physique aryenne". Au pays de Humboldt et Haeckel, on se met à parler de races. Nous pensons que l'on ne saurait expliquer de tels phénomènes par l'inflation économique. Ce n'est vraiment tendre la bonne toile de fond pour un pareil ballet. Il nous a paru beaucoup plus efficace d'aller chercher du côté de certains cultes étranges et de certaines cosmogonies aberrantes, négligés jusqu'ici par les historiens. Cette négligence est bien singulière. Les cosmogonies et les cultes dont nous allons parler ont joui en Allemagne de protections et d'encouragements officiels. Ils ont joué un rôle spirituel, scientifique, social et politique relativement important. Sur cette toile de fond-là, on comprend mieux la danse."
(Pauwels, pp. 321-322)
"Nous nous attachons à décrire ces aspects de l'hitlérisme parce que, comme l'avait bien vu M. Marcel Ray en 1939, la guerre qu'Hitler imposa au monde fut "une guerre manichéenne, ou, comme l'a dit l'Ecriture, une lutte des dieux". Il ne s'agit pas, bien entendu, d'une lutte entre fascisme et démocratie, entre une conception libérale et une conception autoritaire de sociétés. Ceci est l'exotérisme de la bataille. Il y a un ésotérisme. (...) Et Rauschning, cherchant à s'expliquer la montée au pouvoir de ce "grand prêtre de la religion secrète", tentait de se persuader que, plusieurs fois dans l'histoire, "des nations entières sont tombées dans une inexplicable agitation. Elles entreprennent des marches de flagellants. Une danse de Saint-Guy les secoue". "Le national-socialisme, concluait-il, est la danse de Saint-Guy du XXe siècle."" (Pauwels, pp. 327-328)
"Il nous semble que ces événements (le nazisme) ne deviennent réellement compréhensibles que sous cet éclairage. Ils restent horribles, mais, éclairés de la sorte, ils deviennent autre chose que des douleurs infligées aux hommes et par des fous et des méchants. Ils donnent à l'histoire une certaine amplitude ; ils rétablissent celle-ci au niveau où elle cesse d'être absurde et mérite d'être vécue, même dans la souffrance : au niveau spirituel. Ce que nous souhaitons faire comprendre, c'est qu'une civilisation totalement différente de la nôtre est apparue en Allemagne et s'est maintenue pendant quelques années. Qu'une civilisation aussi profondément étrangère ait pu s'établir en rien de temps n'est pas, à bien y regarder, impensable. Notre civilisation humaniste repose elle-même sur un mystère." (Pauwels, pp. 397-398)
Remarquons que Pauwels ne pose pas l'équivalence absolue entre nazisme et communisme par laquelle on a pu être tenté par la suite. "Il fallait qu'une des deux visions de l'homme, du ciel et de la terre triomphe, l'humaniste ou la magique. Il n'y avait pas de coexistence possible, alors que l'on imagine volontiers le marxisme et le libéralisme coexistant : ils reposent sur le même fond, ils sont du même univers. (...) Il n'y a pas de différences essentielles entre les mobiles des actes civilisateurs de l'U. R. S. S. et des U. S. A. L'Europe du XVIIe et XIXe siècle a fourni le moteur qui sert toujours." (Pauwels, pp. 406, 412)
Quoiqu'on pense du travail par ailleurs de Louis Pauwels, qui laisse en effet à désirer, toutes ses remarques que nous venons de citer sur l'amnésie au sujet de la nature du nazisme et sur les premières réflexions dont il faut tenir compte à propos de cette nature, afin d'engager une réforme de l'appréhension du nazisme, nous paraissent pertinentes et reflètent sans doute l'opinion d'autres personnalités contemporaines de Pauwels.
Flower Power
Archipel du Goulag Flower Council
Nouveau paragraphe

28/05/2026
Comme le déplore le journaliste John
Helmer dans son podcast du 4 mai avec "Dialogue Works Highlights", nos peuples en souffrance de victoire guerrière définitive ou de juste traité de paix se trouvent en fait paralysés par la carence actuelle d'un véritable mouvement anti-guerre impérialiste de grandes puissances, dont l'existence par contre dans les années 60-70 avait mis fin à la guerre du Vietnam ; mouvement des années 60-70 dont la force(ajoutons le) tenait en particulier à son interaction avec la mouvance dite de la beat-generation, beatnik, hippie, flower power.

Poursuivons notre réflexion .Quelques années même avant le concile Vatican II ou la publication en France du Matin des Magiciens, la beat-generation avait débuté ; elle se poursuivit tout au long des années 60. Elle se présentait aussi comme un PELERINAGE AUX SOURCES. Lanza del Vasto en France avait fondé la communauté de l'Arche. En vérité ce PELERINAGE DES FLEURS, des CLOCHARDS CELESTES (Jack Kerouac), était contemporain d'un autre pèlerinage, le PELERINAGE DES ZEKS en Russie, lequel lui était même antérieur de quelques années. Le pèlerinage des fleurs et le pèlerinage des zeks furent parallèles, en particulier dans l'écriture et la publication du récit de ce pèlerinage des zeks : L'ARCHIPEL DU GOULAG d'Alexandre Soljénitsyne, lequel par exemple fut édité en France entre 1973 et 1976.
Non seulement à bien des égards par leur nature mais aussi par leur retentissement mondial considérable, ces deux pèlerinages : le Pèlerinage des Zeks et le Pèlerinage des Clochards Célestes, des Fleurs associé pour les Clochards au mouvement anti-guerre et de type écologiste, constituent les deux plus grands mouvements et événements de la deuxième moitié du XXe s. On peut subodorer que certaines révoltes contre le régime soviétique en Hongrie et en Tchécoslovaquie ne sont pas sans lien avec les mouvements de contestation interne en Russie même et que par ailleurs, en France, la contestation de mai 68 n'est pas non plus sans avoir puisé quelque large inspiration dans le mouvement de contestation américain. Il ne faut pas non plus aborder le pèlerinage des zeks comme forcément une contestation de fond de la Révolution de 1917. L'épopée de L'Archipel du Goulag ne demeurera-t-elle pas comme l'un des coeurs de l'épopée révolutionnaire de 1917 ? De même que l'épopée de L'Illiade et de l'Odyssée, épopée emblématique de l'histoire de la Grèce, tient cette place totémique
alors que la Grèce, les personnages grecs n'y jouent pas forcément le meilleur rôle. A l'autre bout de la planète, les Clochards Célestes essayaient de mettre en place, d'incarner un retour complet à une société juste et fidèle aux SOURCES MYSTIQUES, en particulier dans un mouvement de retour à la terre, de vie communautaire ; des communautés qui accueillirent largement les soldats américains, des Marines, de retour du Vietnam, profondément marqués par les atrocités de cette guerre et mal vus de certains. Nombre de beatniks américains, loin d'avoir un itinéraire aisé, connurent bien des obstacles, des persécutions et autres mystérieuses ou misérables disparitions. Le système américain, le FBI, pour faire disparaître certaines de ces communautés, n'hésita pas à les assaillir à coups de bombardements, chars d'assauts, tuant femmes et enfants.
La méconnaissance de la vie des beatniks en Europe est telle qu'il est de mode chez une certaine droite française et dans une population abêtie et conditionnée par elle d'attribuer aux beatniks l'expansion de la drogue qui, chronologiquement parlant, s'est déroulée après la période beatnik. Ce qu'il pouvait y avoir d'usage de la drogue chez les beatniks était maîtrisé, de même que les coloniaux européens maîtrisaient d'une certaine manière l'usage de l'opium dans les fumeries d'opium d'Indochine et d'ailleurs (quelle responsabilité, à ce sujet, les coloniaux ont-ils dans la diffusion de la drogue en Europe ?).
Ce qui est sûr, par contre, et a fait l'objet d'une enquête publiée par un journaliste américain bien entendu mystérieusement disparu, Gary Webb ("suicidé" en 2004 de deux balles dans la tête), c'est que la drogue a été répandue aux USA par des opérations de la CIA liée aux réseaux de drogue sud-américains sous l'ère Reagan. Le but, on peut le deviner aisément, était de corrompre, de sacrifier la jeunesse américaine, cette jeunesse qui s'était si bien mobilisée. Une grande partie de ce qu'on appelle désormais l'aventure de la mouvance Epstein au sens large a d'ailleurs pris son essor dans ce genre d'opérations de la CIA. Comme à présent on peut trouver des entités d'une certaine origine levantine dans l'action corruptrice des actuelles prétendues élites américaines, on peut subodorer que déjà, dans ces années 80, ces mêmes entités étaient à l'oeuvre (voir Whitney Webb).
Pour la petite histoire, par rapport au genre de stupidité dans laquelle se vautre une certaine droite, pour considérer que la dépravation des moeurs viendrait des beatniks, on peut conseiller la lecture de William S. Burroughs qui évoque dans ses ouvrages une certaine répugnance à fréquenter une ville française comme La Nouvelle Orléans du fait qu'il y trouve les Français de l'époque particulièrement dépravés. Nous avons pu nous-même constater la mauvaise réputation des Français chez les Allemands et les Américains. Il serait bon que la droite révise sérieusement ses jugements.
Soljénitsyne, dans L'Archipel du Goulag, s'efforce abondamment, à sa manière, de montrer les leçons que les zeks pouvaient tirer de leur sort malheureux, entre autres les leçons morales et spirituelles de ce pèlerinage des zeks.
(sur L'Archipel du Goulag et l'autre ouvrage de Soljénitsyne, La Roue Rouge, voir les articles de journaux que votre serviteur a écrits pour L'Action Française 2000, dont on peut trouver les photographies sur cette page, ci-dessous, dans la partie Témoignages)
1978 Le concile des chiens Jean-Paul II
Reagan prépare l'ère Epstein
4/3/2026
TOUJOURS EN LIEN AVEC LES CONFERENCES MYSTIQUES SPECIALES (voir page d'accueil : Voie Mystique...)
On connaît la fameuse proclamation désolée du pape Paul VI : "les fumées de Satan ont pénétré le concile".
Jacques Maritain, dans son ouvrage Le Paysan de la Garonne, se désolait aussi de l'évolution du concile et de ses suites.
On connaît la contestation du concile par Mgr Lefèbvre, également le premier Liber Accusationis de l'abbé Georges de Nantes contre Paul VI.
Jean Vaquié, des Cahiers Augustin Barruel, nous confiait avoir été très frappé par le passage du psaume XXI selon la Vulgate, psaume de David : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné (...)
verset 17 : Car une meute de chiens m'environne, une troupe de scélérats rôdent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds (...)
verset 20 : Et toi, Yahweh, ne t'éloigne pas ! Toi qui es ma force, viens en hâte à mon secours (...)
verset 23 : Alors j'annoncerai ton nom à mes frères, au milieu de l'assemblée je te louerai (...)
verset 26 : Grâce à toi, mon hymne retentira dans la grande assemblée"
La meute de chiens, la troupe de scélérats, Jean Vaquié l'interprétait comme le concile des chiens au milieu de la grande assemblée.
Vinrent alors le pape gnostique de l'Aquilon, Karol Wojtyla, et Ronald Reagan, l'introducteur d'une nouvelle ère politique pour l'Amérique. L'abbé Georges de Nantes publia son second Liber Accusationis contre Jean-Paul II. L'actuelle chercheuse américaine Whitney Webb, dans ses nombreux travaux de fouille des archives, dévoile l'importance de l'arrivée de Reagan pour cette nouvelle emprise oligarchique sur les USA qui allait aboutir à l'ère Epstein et à l'ère MAGA.
DE TOUTE UNE PLEÏADE D'HISTORIENS ET D'ECRIVAINS REVISIONNISTES SUR L'HISTOIRE DU XXe siècle: URSS, EUROPE, USA
-L'Etrange Défaite de Marc Bloch, écrite en 1940, publié en 1945
-Veni Vidi Vichy de Raymond Brugères, publié en 1945, réédité en 2025 par Librairie Tropiques ed. avec une préface d'Annie Lacroix-Riz
-Les Fossoyeurs par André Géraud dit Pertinax, publié en 1943 aux USA , réédité en 2026 chez L'Artilleur ed. avec une préface d'Eric Branca
- Un écrivain, Rolf Hochhut, publie en 1963 une pièce de théâtre, Le Vicaire, qui fait scandale, et commence à découvrir toute la politique secrète du Vatican de collaboration avec l'Allemagne nazie avec toutes ses conséquences criminelles. Cette publication lance dès lors toute une série de recherches et de publications sur le sujet.
- Saul Friedländer, dans Pie XII et le IIIe Reich, Uki Goni dans La Véritable Opération Odessa, la fuite des nazis vers l'Argentine
-L'Eglise catholique face au fascisme et au nazisme, les outrages à la Vérité de Henri Fabre (1995, EPO ed à Bruxelles)
- des historiens, en particulier anglo-saxons, s'attaquent à l'histoire de l'URSS, du nazisme et des anglo-saxons ; par exemple, Arno J. Mayer dans Les Furies 1789-1917 - Violence, Vengeance, Terreur
- Michaël Jabara Carley dans une trilogie sur Staline : Staline's Gamble, Staline's Great Game, Staline's Failed Alliance (voir également le site The Burning Archive)
- Frances Stonor Saunders, en Angleterre, publie : Qui mène la danse ? CIA et guerre culturelle, etc. réédité chez Delga 2026
-Temps Futurs (1948), Retour au Meilleur des Mondes (1958), Île (1962) : tous d'Aldous Huxley, actuellement édités chez Pocket
- En France, évoqué sur cette page "Le Matin des Magiciens" en 1960
- Les Fascismes Français 1923-1963, Seuil ed., 1963, par Raymond Lasierra et Jean Plumyène
- Une Utopie Combattante, l'Ecole des cadres d'Uriage 1940-1942 par Bernard Comte, Fayard ed., 1991
- L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljénitsyne, Seuil ed., 3 tomes de 1973 à 1976
- La Roue Rouge d'Alexandre Soljénitsyne, Fayard ed. : série
- l'historienne Annie Lacroix-Riz : Le Vatican,, l'Europe et le Reich, Armand Colin ed., 1996 et Le Choix de la Défaite, Armand Colin ed., 2010, ainsi que d'autres ouvrages en particulier sur les institutions européennes après 1945
- l'écrivain gaulliste Eric Branca : L'Ami Américain, Perrin ed., 2017***sur les nazis et les anglo-saxons : Le Roman des Damnés chez Perrin ed., 2021 ; L'Aigle et le Léopard, Perrin ed., 2023
- L'Enlèvement de Vladimir Volkoff, Editions du Rocher (2000) : prémonitoire de la Russie et des slaves orthodoxes après l'an 2000 - C'est ce qui nous apparaît au vu de la conjoncture contemporaine et d'une conversation téléphonique entre Jacqueline Dauxois et votre serviteur en 2007 à propos de Vladimir Volkoff. Nous évoquions un ouvrage de cet auteur et nous exposions à Jacqueline Dauxois la parenté de cet ouvrage avec la Renaissance italienne, Richelieu, le baroque. Quel ne furent pas son étonnement et sa surprise : elle pensait exactement la même chose mais surtout Vladimir Volkoff se mettait toujours en colère lorsqu'elle le lui disait.
Il estimait que ça se rapportait à l'âge classique. Serait-il en désaccord avec Nicolas Berdiaev ? Avec le temps, nous nous rendons compte que c'est probablement l'une des marques du point faible de l'âme russe qui court toujours après la période où l'Occident a déjà entamé sa décadence. L'écriture du roman L'Enlèvement devait être à la fois prémonitoire et comme une forme d'exorcisme de ces faiblesses de l'âme slave, mais aussi une prémonition de la mission de sa souffrance rédemptrice.
DESORMAIS L'ORDRE NOIR EST DE RETOUR SOUS UN AUTRE VISAGE, DERRIERE LES MATRICES MAGA/EPSTEIN
(à ce sujet, voir nos articles sur la p. 2 : Eschatologie... : techno-féodalisme suprémaciste chrétien blanc et Anti Tech Résistance vs Padu Team)
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Esquisses pour les fondements d'une science métaphysique Jacques Perrin
Recensions de l'essai ci-dessus, Esquisses pour les fondements d'une science métaphysique,
désormais dépassé sur un plan doctrinal, chez Trismégiste en 1983
- de Robert Amadou sur la revue L'Autre Monde
- de la revue Les Cahiers d'Etudes Cathares
- de La Revue Thomiste de Toulouse
Réponse de la Foi à la Gnose Jacques Perrin exploré par Jean Vaquié
Réponse de la Foi à la Gnose Jacques Perrin et Vladimir Volkoff
Collaboration avec l'Action Française rédaction d'articles (collaboration avortée du fait de l'opposition de certains membres de l'AF, de même que la collaboration avec Jean Vaquié s'était heurtée à des obstacles provenant de la mouvance autour de Chiré)
Recensions de presse sur les essais-récits de Jacques Perrin
****Le numéro de l'Action Française 2000 du 4 juillet au 18 juillet 2002 nous annonce que **************************JACQUES PERRIN a reçu le PRIX d'Honneur du Roman décerné par l'Académie Poétique et Littéraire de Provence pour sa GESTE PROVENCALE en EUROLAND. Ce prix lui a été décerné le 23 juin 2002 à Roquevaire (Bouches-du-Rhône)
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Conférences mystiques eschatologiques
essayiste Jacques Perrin
de Syrie en PROVENCE
voir page d'accueil
Pèlerinage aux sources et révolution spirituelle vs Le Roi du Monde
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05/08/2024 article : NOUVELLE RUSSIE ou NOUVELLE AMERIQUE de RUSSIE
Complément à l'article "frexit, revisionnisme, un anti-intégrisme du progressisme"
Il nous apparaît en effet que l'activité de ces personnalités pro-russes, comme des réflexions et émotions de nombreuses personnes, pro-russes aussi de multiples manières, que l'on peut trouver à foison dans les réseaux sociaux, reflètent un phénomène général de générations, et pour tout dire de relâchement de générations. Ces personnalités et personnes ne semblent pas attendre vraiment l'émergence d'une nouvelle Russie mais bien plutôt d'une nouvelle Amérique en Russie.
Elles semblent admirer dans la Russie actuelle tout ce qui était auparavant l'apanage de l'"american way of life" et de la puissance américaine : ordinateurs, technologie, électronique, gratte-ciels, etc...
Ces personnes et personnalités représentatives de certaines générations occidentales sont nostalgiques en gros des années 1980 de la puissance américaine protectrice, de son progrès technique, mais aussi de la société des loisirs "club med", de sa débauche, de son dévergondage naissant. Leur apparente russophilie, qui peut même être violente, n'est-elle pas ainsi, parce qu'elle reflète un certain ressentiment contre l'Amérique qui s'est laissée aller à la décadence et les auraient rendus comme orphelins de leur rêve américain et européen protégé ? Les années 80, c'est le plaisir nouveau d'une certaine débauche permise, d'une certaine licence, de divers dévergondages, plaisir nouveau et frétillant d'autant plus jouissif qu'on le sait accompagné d'autolimitation, que ça n'ira pas trop loin ; qu'on peut faire comme Gainsbarre avec sa fille à la télé. Des générations en veulent à l'Amérique ou à l'Europe de les en priver, de les priver d'une économie de consommation abondante, que tous ces plaisirs nouveaux, dorénavant, soient aux mains soit d'une élite qui ne se retient plus, soit de "sauvages dégénérés". Ces générations devraient davantage se plaindre d'avoir été privées, en quelque sorte, de la compréhension d'un vieux dicton de sagesse populaire : qui vole un oeuf vole un boeuf ; c'est-à-dire que 90 % des gens qui volent un oeuf, un jour voleront un boeuf ; c'est-à-dire que ce sont ces 90 % qui font l'évolution des moeurs s'il n'y a pas un ordre éducatif, moral, civilisateur qui irrigue la vie sociale, éventuellement d'une manière forte.
Leur regret de ce qu'on peut voir dans les films des années 80-90 fait paraître innocente et presque chrétienne la bourgeoisie critiquée férocement dans les films de Chabrol ou de Mocky où existe encore un aspect de rédemption. Avec les films du Splendid, par exemple, la critique de la société est toujours très bien faite mais disparaît la notion du bien et du mal : tout est équivalent, en rigolade ou en tristesse. D'ailleurs, ces générations pro-russes, en ressentant les choses de la manière dont elles les ressentent, non seulement ne comprennent pas la Russie profonde mais n'ont jamais compris l'Amérique profonde non plus.
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