Cycles d'Histoire et Témoignages vers la
Voie RoyaleOrthodoxe
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1945 Défaite ou Victoire de l'Ordre Noir
Synarchie Illuminati Finance
4/3/2026
EN LIEN AVEC NOS CONFERENCES MYSTIQUES SPECIALES (voir page d'accueil : Voie Mystique...)
ANTICIPATIONS CONTRE L'ORDRE NOIR
- LE MESSAGE DE LA VIERGE DE LA SALETTE - Léon Bloy
- LES FRERES KARAMAZOV de Dostoïevski - LE GRAND INQUISITEUR - les starets orthodoxes russes
- LE NOUVEAU MOYEN AGE - Nicolas Berdiaev
PRIMAUTE DU SPIRITUEL de Jacques Maritain - LE PERSONNALISME d'Emmanuel Mounier - décennies 1920-30
- BRAVE NEW WORLD (LE MEILLEUR DES MONDES) d'Aldous Huxley - 1932
"Toutefois, il y a, dans toutes les consciences, désormais, un fond de révolte contre la science capable d'anéantir le monde, un doute sur la valeur salvatrice du progrès technique. "Ils vont finir par tout faire sauter". Depuis les furieuses critiques d'Aldous Huxley dans Contrepoint et Le Meilleur des Mondes, l'optimiste scientiste s'est effondré." (Le Matin des Magiciens, Pauwels/Bergier, Gallimard/folio ed. 1960, p. 82)
- ESSAI sur WOTAN de C. G. Jung publié en 1936
La révolution du nihilisme de Hermann Rauschning en 1938 et "Hitler m'a dit" du même en 1939
DE PREMIERES REACTIONS CONTRE L'ORDRE NOIR EN ACTION
"C'est Himmler qui est chargé de l'organisation de la S. S. non comme une compagnie policière, mais comme un véritable ordre religieux, hiérarchisé, des frères lais aux supérieurs. Dans les hautes sphères se trouvent les responsables conscients d'un Ordre Noir, dont l'existence ne fut d'ailleurs jamais officiellement reconnue par le gouvernement national socialiste. Au sein même du parti, on parlait de ceux qui étaient "dans le coup du cercle intérieur"" (ibid., p. 450)
- A TRAVERS LE DESASTRE de Jacques Maritain, Editions de la Maison Française, New York, 1941
- L'ETRANGE DEFAITE de Marc Bloch, Témoignage écrit en 1940, réédité chez Gallimard/folio, 1990
- VENI VIDI VICHY et la suite de Raymond Brugère (1945 environ, republié en 2024 chez les éditions de la Librairie Tropiques avec une préface d'Annie Lacroix-Riz)
- les différentes RESISTANCES contre le NAZISME, la résistance spirituelle de figures catholiques telles Mgr Saliège, le Père Henri de Lubac avec Témoignage Chrétien, Emmanuel Mounier, Georges Bidault, l'Ecole d'Uriage dans le Dauphiné, l'oeuvre de CHARLES DE GAULLE de salut de la France, etc.
- LA GRANDE OFFENSIVE VICTORIEUSE de l'URSS et de NOTRE DAME de KAZAN contre l'ORDRE NOIR
Transfert de l'Ordre Noir de Thulé vers l'Atlantisme !
Amnésie des antifascistes sur la nature du nazisme
4/3/2026
TOUJOURS EN LIEN AVEC NOS CONFERENCES MYSTIQUES SPECIALES (voir page d'accueil : Voie Mystique...)
"Pourquoi l'histoire aurait-elle le privilège sur les autres sciences modernes de pouvoir expliquer tous les phénomènes de manière satisfaisante pour la raison ? (...) Un livre de Lord Russel of Liverpool : Courte Histoire des Crimes de Guerre Nazis, paru onze après la victoire des Alliés, a surpris les lecteurs français par son ton d'extrême sobriété. L'indignation, d'habitude en cette matière, tient lieu d'explication. Dans ce livre, d'horribles faits parlaient seuls, et les lecteurs se sont aperçus qu'ils continuaient de ne rien comprendre à tant de noirceur. Exprimant ce sentiment, un éminent spécialiste écrivait dans Le Monde (le journal) : "La question qui se pose est celle de savoir comment tout cela a été possible en plein vingtième siècle, et dans des contrées qui passent pour les plus civilisées de l'univers." (...) Mais (cette question) se pose-t-elle à eux (les historiens) ? Cela n'est pas sûr. Du moins tout se passe-t-il comme s'ils tenaient à l'oublier, sitôt évoquée, obéissant ainsi au mouvement de l'opinion établie qu'une telle question embarrasse. Il arrive, de la sorte, que l'historien témoigne pour son temps en refusant de faire de l'histoire. A peine a-t-il écrit : "La question qui se pose est celle de savoir...", qu'il s'empresse de faire du vent afin qu'elle ne puisse se poser. (...)
Entre les deux guerres, remarque un jeune philosophe, "faute d'avoir dénoncé quelle fureur païenne gonflait les drapeaux ennemis, les antifascistes ne surent pas prédire les lendemains odieux de la victoire hitlérienne". Rares et peu écoutées étaient les voix qui annonçaient dans le ciel allemand "la substitution de la Croix gammée à la Croix du Christ, la négation pure et simple des Evangiles". (...)L'historien qui traite de l'Allemagne nazie, paraît ainsi vouloir ignorer ce qu'était l'ennemi qui fut abattu. Il est soutenu dans cette volonté par l'opinion générale. C'est qu'avoir abattu un tel ennemi en connaissance de cause, exigerait une conception du monde et du destin humain à la mesure de la victoire. Mieux vaut penser que l'on a fini par empêcher de nuire des méchants et des fous et qu'en fin de compte les braves gens ont toujours raison. C'étaient des méchants et des fous, certes. Mais non pas au sens, mais non pas au degré où l'entendent les braves gens. L'antifascisme conventionnel semble avoir été inventé par des vainqueurs qui avaient besoin de cacher leur vide. Mais le vide aspire."
(Pauwels, pp. 314-317)
"Les juges de Nuremberg s'efforçaient de faire comme s'ils n'achoppaient pas sur cette effarante réalité (du nazisme). Dans une certaine mesure, il s'agissait bien, en effet, de jeter le voile sur cette réalité, afin qu'elle disparût dessous, comme dans les tours de prestidigitation. Il s'agissait de maintenir l'idée de la permanence et de l'universalité de la civilisation humaniste et cartésienne, et il fallait que les accusés soient, de gré ou de force, intégrés dans le système. C'était nécessaire. Il y allait de l'équilibre de la conscience occidentale, et l'on entend bien que nous ne songeons pas à nier les bienfaits de l'entreprise de Nuremberg. Nous pensons simplement que le fantastique y a été enterré. Mais il était bon qu'il le soit, afin que des dizaines de millions d'âmes ne soient pas empestées. Nous ne faisons nos fouilles que pour quelques amateurs, avertis et munis de masques." (Pauwels, p. 406) Par cette dernière phrase, Pauwels explique l'esprit de sa démarche nouvelle, ce que nous verrons à l'article suivant.
"Au fond, les procès de Nuremberg n'ont pas apporté non plus beaucoup de lumière et l'abondance des EXPLICATIONS PSYCHANALYTIQUES (c'est nous qui soulignons), qui déclaraient tout de go que des nations entières pouvaient perdre leur équilibre mental de la même façon que des individus isolés, n'a fait qu'embrouiller le problème. Ce qui se passait dans la cervelle de gens comme Himmler et ses pareils quand ils donnaient des ordres d'extermination, personne ne le sait." (le rapporteur Poetel). En nous situant au niveau de ce que nous appelons le réalisme fantastique, il nous semble commencer à le savoir." (p. 448)
Hélas ! cher Pauwels, il est à craindre que les nouveaux, comme vous dites p. 321, "Herr Professor entouré de considération" de notre époque ne soient pas davantage d'accord que leurs prédécesseurs de Nuremberg entichés de psychologie et de psychanalyse.
En ces temps de nouvelles controverses autour de l'antifascisme, par le biais d'une bagarre malheureuse entre fascistes et antifascistes (février-mars 2026), ces propos de Pauwels et Bergier nous rappellent qu'il ne faut pas à nouveau nous égarer sur l'antifascisme nécessaire et donc sur la nature du nazisme. Les générations des années 40 et début 50 sont mieux placées, évidemment, que les plus récentes, pour reconnaître, par exemple, l'exactitude du portrait fait par Pauwels/Bergier de l'antifascisme psychologiquement nécessaire d'une certaine manière, en tant qu'ambiance, air de l'époque, dans l'immédiat après-guerre. Ces générations l'ont vécu par l'intermédiaire de leurs parents et grand-parents (eux qui avaient connu les deux guerres mondiales) ; leurs souvenirs, leurs récits, leur sensibilité, leur intérêt malgré tout pour ces guerres, leur désir d'en prévenir leurs enfants et en même temps leur "embarras" pour expliquer. Sans doute cependant ces générations de parents faisaient-elles preuve davantage d'humilité, car même si elles refusaient d'expliquer, elles étaient conscientes de l'existence d'un inexprimable qui les dépassait ; humilité qui manque à certaines générations actuelles sur l'inexprimable qu'ils prétendent trop facilement rationaliser.
9/3/2026
Nous découvrons ce jour des propos de Johann Chapoutot, de Stéphane François et d'Olivier Dard sur Le Matin des Magiciens et autres auteurs établissant des rapports importants entre nazisme et occultisme. Nos universitaires de Sorbonne et de Navarre balayent d'un revers de main l'existence de ces rapports sous prétexte qu'il n'y aurait pas de preuves ; en quelque sorte "petit-bourgeoisement" constatable, pourrait-on dire. Déjà c'est faux pour la synarchie, cher Olivier (voir Annie Lacroix-Riz). Nous sommes d'autant plus à l'aise pour en parler que nous sommes nous-même critique de la façon dont Pauwels et Bergier ont ensuite, dans leur démarche, étudié le contenu de ces rapports. D'autre part, entre les années 68 et 74, nous pouvons témoigner de ce qui se disait à l'époque de la qualité du travail de ces deux auteurs, du scepticisme sur de nombreux points mais jamais de la vie un rejet total du principe de rapports importants entre nazisme et occultisme.
On pouvait penser qu'au XXIe s. l'arrogance bébête du mandarin relevait des temps obscurs des régimes de castes tyranniques. Que nenni! On est obligé de s'y attarder un peu cependant à l'égard des chercheurs sérieux et plus humbles face au Mystère. Stéphane François reconnaît dans une interview de 2015 (site Le Comptoir) qu'une certaine gauche morale a quelque responsabilité dans le fait que, lui-même par exemple, analyste critique de l'extrême-droite, soit assimilé à un nazi, un crypto-nazi. Il observe que l'antifascisme finit par relever du fascisme. C'est cela en effet, le rejet arrogant des études médiocres du Mystère met en valeur et donne en spectacle les caricatures du Mystère au détriment des approches d'étude moins claironnantes. Les arrogances antifascistes et fascistes se renforcent mutuellement.
Ernst Jünger, dans son Journal (cité à la p. 458 par Pauwels), écrit le 14 octobre 1943 (en fait, le 16 octobre d'après l'édition de la Bibliothèque de La Pléïade) :
"Il (Bogo) a confirmé un soupçon que je nourris depuis longtemps, celui qu'il a fondé une Eglise. Il se situe maintenant au-delà de la dogmatique et s'est déjà avancé très loin dans la liturgie. Il m'a montré une série de chants et un cycle de fêtes, "l'année païene", qui englobe toute une ordonnance de dieux, de couleurs, de bêtes, de mets, de pierres, de plantes. J'y ai vu que la consécration de la lumière se célèbre le 2 février (...) J'ai pu constater chez Bogo (Hielscher, l'ami du colonel SS Sievers, haut responsable de l'ordre) un changement fondamental qui me semble caractéristique de toute notre élite : il se rue dans les domaines métaphysiques avec tout l'élan d'une pensée modelée par le rationalisme. Ceci m'avait déjà frappé chez Spengler et compte parmi les présages favorables. On pourrait dire en gros que le XIXe siècle a été un siècle rationnel et que le XXe est celui des cultes. Kniebolo (Hitler) en vit lui-même, d'où la totale incapacité des esprits libéraux à voir seulement le lieu où il se tient."
On accorde une certaine importance à des propos sur l'"apocalypse du nazisme" ; or on peut déjà trouver dans Le Matin des Magiciens le récit du même phénomène d'apocalypse hitlérienne et nazie mais dans un jargon différent du jargon psychanalytique. On pourrait en trouver également le même récit chez d'autres auteurs des années 50-60 ; c'est-à-dire que certains universitaires contemporains balayent d'un revers de main ce dont ils tiennent compte malgré tout ; en quelque sorte : cachez cette autre main que je ne saurais voir.
11/3/2026
Sur YouTube, nous avons piqué au passage des vidéos de Stéphane François (chaîne Baglis TV) dont l'une où il se trouve en parfait accord à propos du Matin des Magiciens avec Christian Bouchet. Si l'on connaît le contenu de la chaîne Baglis TV et des éditions Ars Magna de Christian Bouchet, on peut quand même être profondément étonné de ces rencontres aux environs de 2010. Il n'est pas surprenant que Stéphane François ait été considéré à gauche comme un "crypto-droitard" ou un "crypto-occultiste". François se retrouve d'accord avec Bouchet sur la censure par ce dernier de la critique de l'occultisme par la RISS de Mgr Jouin (une référence pour les papistes tradis), de même qu'il se retrouve avec lui pour censurer la critique de l'occultisme nazi par Pauwels-Bergier ; là-dessus il met un peu dans le même sac cette critique de Mgr Jouin avec les collections "J'ai lu" ou "L'aventure mystérieuse", ce qui est un peu fort de café. Dès lors, François doit être en accord avec le contenu occultiste des publications Ars Magna. Il existe donc bien un occultisme, bien, mais cet occultisme présenté par Ars Magna est -il si différent, au moins d'une bonne partie de celui critiqué ou admis par Mgr Jouin et Pauwels.
Dans les années 30-40, certains déjà n'ont pas voulu voir la véritable nature du nazisme, son évolution après la Nuit des Longs Couteaux (juin 1934) d'un mouvement politique à un mouvement pour le moins métapolitique sinon de fausse mystique. Il semblerait que dans nos années 2000 beaucoup ne veuillent pas davantage constater l'évolution assez similaire à la précédente de la droite traditionnelle catholique infiltrée de paganisme, d'abord nouvelle droite puis phase "soralienne" ou du "trumpisme MAGA/Epstein" (avec son lien, son influence sur la droite et la gauche françaises) vers une fausse mystique tout aussi dévastatrice(voir article page 2 de ce site "Techno féodalisme...") ; ils veulent en rester d'un côté aux problèmes posés par ce qu'on pourrait qualifier d'une extrême droite classique selon leurs critères et d'un autre côté, par leur toilettage paradoxale de l'occultisme nazi , ne finissent-ils pas par le mettre bel et bien en valeur, mine de rien.
Il nous faudra revenir dans nos conférences mystiques spéciales sur ce dangereux et peu responsable aveuglement. Comme Jacques Maritain mettait en garde Emmanuel Mounier dans les années 30 : "Dieu ou l'athéisme, c'est la véritable ligne de partage des eaux".
la NOUVELLE TRAHISON des CLERCS
26/03/2026
Dans cette amnésie sur la véritable nature du nazisme, on peut déplorer le retour du climat de scepticisme-relativisme et même de nihilisme de la fin du XIXe s. jusqu'à la guerre mondiale, le retour de la responsabilité du scientisme dans ce climat d'angoisse spirituelle d'il y a un peu plus d'un siècle, le retour de cette TRAHISON des CLERCS, selon le titre du fameux ouvrage de Julien Benda. L'arrogance du mandarinat qu'on a pu noter a été annoncée ici ou là dans les années antérieures. Ainsi, au premier trimestre 1987, les Cahiers Augustin Barruel, dans leur n° 16, font remarquer dans un article de Paul Raynal : "Il est également intéressant de noter l'importance de la participation universitaire qui confirme que, si les premiers disciples de Guénon étaient plutôt recrutés parmi des mystiques, des chercheurs individualistes, aujourd'hui, l'Université s'est laissée largement pénétrer - ce qui n'est pas sans exercer un certain prestige auprès d'esprits primaires".
Votre serviteur se rappelle à ce sujet une anecdote vécue une dizaine d'années auparavant à Paris, où il collaborait aux éditions anthroposophiques ou steineriennes TRIADES, diffusées par la maison Dervy-Livres ; relations qui à cette époque connaissaient beaucoup mieux que votre serviteur le milieu ésotérique et par lesquelles il avait eu l'occasion de croiser Jacqueline Renard, la patronne propriétaire de Dervy-Livres, relations qui lui avaient confié, désolées, qu'elle était en train d'être approchée par la franc-maçonnerie : le temps des poètes, des chercheurs sincères et de leur innocente fraternité était passé.
S'il y a un retour des années 30, il concerne d'abord ce qui occupait le plus l'esprit de nos parents et aïeux. Or, à écouter les historiens revendiquant à présent ce retour, on pourrait avoir l'impression que les élections, par exemple, à cette époque, et d'autres activités très politisées, telles que ces historiens actuels se font une idée de la façon dont elles imprégnaient les esprits, occupaient largement le premier rang des préoccupations : voire ! Comme nous l'avons dit précédemment, des historiens trop jeunes, dont les parents n'ont pas connu la guerre, raisonnent dans l'abstrait. C'est probablement aussi une caractéristique de notre époque dans l'Histoire que l'emprise des media, de la télé, d'internet, d'une réflexion rationaliste déconnectée du réel, ait coupé, dévalorisé le rôle de la transmission orale, personnelle, transgénérationnelle, base de toute tradition et de toute société.
On peut noter les réunions dites oecuméniques dans les années 1930 où participaient entre autres Nicolas Berdiaev, Jacques Maritain, Emmanuel Mounier qui avaient assez souvent plus de succès, dit-on, que des conférences sur la politique internationale ; peut-être parce qu'entre autres le public assistant pensait à juste titre que porter d'abord ses efforts pour orienter la vie publique selon sa véritable finalité était de première nécessité pour éviter les conséquences d'une vie publique en errance, par exemple les phénomènes impérialistes.
Nous conseillons également de lire à ce sujet un texte touchant et exemplaire de Raïssa Maritain qu'on peut trouver dans l'ouvrage : "Jardin des Plantes - Nous avons été amis ensemble", également sur internet. Elle y évoque ses souvenirs communs avec Jacques Maritain du tournant du XIXe au XXe s., tous deux étudiants à la Sorbonne, dans une quête commune, ardente et angoissée, de la Vérité ; leur détresse face au scientisme et au nihilisme, les milliers de suicides de jeunes qu'ils constataient à travers toute l'Europe. On pourrait aussi ajouter la lecture du merveilleux Poème du Rhône de Frédéric Mistral (1896), où le chantre évoque la désespérance du monde populaire ouvrier avec la disparition du transport fluvial des marchandises assuré par des péniches tirées par des chevaux... Quand on est vraiment sensible à la vie ouvrière populaire comme l'était Mistral, il n'est pas difficile de deviner la place dans les esprits de cette désespérance.
Nos historiens, s'ils cherchent à notre époque contemporaine ce qui serait similaire aux époques antérieures, doivent l'appréhender par rapport aux premières préoccupations des populations de ces époques.
1946 Le Temps des Assassins - Louis Pauwels, Aldous Huxley - Nuremberg
"C'est dans un esprit de révolte bien proche de celui de ces ancêtres (penseurs réactionnaires) que je réalisai un pamphlet intitulé Le Temps des Assassins, auquel collaborèrent notamment Aldous Huxley et Albert Camus. La presse américaine fit écho à ce pamphlet où savants, militaires et politiques se trouvaient fort maltraités et où l'on souhaitait un procès de Nuremberg pour tous les techniciens de la destruction." (Pauwels, p. 81)
C'était le temps où, après les deux bombes atomiques américaines de 1945, un certain nombre d'intellectuels et de savants, animés en particulier par Aldous Huxley et Bertrand Russell, militaient pour la disparition de tout ce dévoiement de la science.
1960 Beat Generation Le concile espéré
Le Matin des Magiciens
4/3/2026
TOUJOURS EN LIEN AVEC LES CONFERENCES MYSTIQUES SPECIALES (voir page d'accueil : Voie Mystique...)
DE L'ORDRE DES APÔTRES DES DERNIERS TEMPS (message de La Salette) aux CLOCHARDS CELESTES (Jack Kerouac) de la Beat Generation, par le pèlerinage des "ZEK" et des sacrifiés de la grande guerre patriotique
"Plus tard, au lendemain de la libération, je me donnai un maître à vivre et à penser. Je devins disciple de Gurdjieff." (Pauwels, p. 13)
"A cette époque où je lisais René Guénon, maître de l'antiprogressisme, et fréquentais Lanza del Vasto de retour des Indes, je n'étais pas loin de me ranger aux raisons de ces penseurs à contre-courant." (Pauwels, p. 79)
La publication en 1960 par Pauwels et Bergier du Matin des Magiciens eut une grande influence d'ouverture vers le spirituel, laquelle se joignait à l'influence de la Beat Generation, du Pèlerinage aux Sources de Lanza del Vasto et du lancement du concile Vatican II, porteur de toutes les espérances. Quoique l'influence du Matin des Magiciens ne fût pas toujours heureuse, c'est par l'intermédiaire du lancement qui suivit des revues "Planète" puis "Question de" que se poursuivit cette influence vers le spirituel mais aussi la magie, le paranormal, etc. Une partie de cette influence, heureuse et malheureuse, du Matin des Magiciens, s'exerça d'ailleurs en direction de l'appréhension du nazisme. Nous avons évoqué précédemment les constats lucides de Pauwels sur cette appréhension dans la mentalité générale de l'époque. Il désira apporter sa pierre à une évolution de la compréhension du phénomène nazi, à une réforme de "l'antifascisme conventionnel".
"Le problème est là. Nous ne serons à l'abri du nazisme, ou plutôt de certaines formes de l'esprit luciférien dont le nazisme avait projeté l'ombre sur le monde, que lorsque nous aurons perçu et affronté dans notre conscience les aspects les plus fantastiques de son aventure. (...) En tous domaines nous nous sommes efforcés de résister à cette répugnance à l'invraisemblable, qu'il s'agisse des ressorts de l'action de l'homme, de leurs croyances ou de leurs réalisations."
(Pauwels, pp. 316-317)
"Il y a un fantastique évident que l'historien recouvre avec pudeur d'explications froides et mécaniques. L'Allemagne, au moment où naît le nazisme, est la patrie des sciences exactes. La méthode allemande, la logique allemande, la rigueur et la probité scientifiques allemandes sont universellement estimées. Le Herr Professor invite parfois à la caricature, mais il est entouré de considération. Or, c'est dans ce milieu, d'un cartésianisme de plomb, qu'une doctrine incohérente et en partie démentielle se propage à toute vitesse, irrésistiblement, à partir d'un foyer minuscule. Au pays d'Einstein et de Planck, on se met à professer une "physique aryenne". Au pays de Humboldt et Haeckel, on se met à parler de races. Nous pensons que l'on ne saurait expliquer de tels phénomènes par l'inflation économique. Ce n'est vraiment tendre la bonne toile de fond pour un pareil ballet. Il nous a paru beaucoup plus efficace d'aller chercher du côté de certains cultes étranges et de certaines cosmogonies aberrantes, négligés jusqu'ici par les historiens. Cette négligence est bien singulière. Les cosmogonies et les cultes dont nous allons parler ont joui en Allemagne de protections et d'encouragements officiels. Ils ont joué un rôle spirituel, scientifique, social et politique relativement important. Sur cette toile de fond-là, on comprend mieux la danse."
(Pauwels, pp. 321-322)
"Nous nous attachons à décrire ces aspects de l'hitlérisme parce que, comme l'avait bien vu M. Marcel Ray en 1939, la guerre qu'Hitler imposa au monde fut "une guerre manichéenne, ou, comme l'a dit l'Ecriture, une lutte des dieux". Il ne s'agit pas, bien entendu, d'une lutte entre fascisme et démocratie, entre une conception libérale et une conception autoritaire de sociétés. Ceci est l'exotérisme de la bataille. Il y a un ésotérisme. (...) Et Rauschning, cherchant à s'expliquer la montée au pouvoir de ce "grand prêtre de la religion secrète", tentait de se persuader que, plusieurs fois dans l'histoire, "des nations entières sont tombées dans une inexplicable agitation. Elles entreprennent des marches de flagellants. Une danse de Saint-Guy les secoue". "Le national-socialisme, concluait-il, est la danse de Saint-Guy du XXe siècle."" (Pauwels, pp. 327-328)
"Il nous semble que ces événements (le nazisme) ne deviennent réellement compréhensibles que sous cet éclairage. Ils restent horribles, mais, éclairés de la sorte, ils deviennent autre chose que des douleurs infligées aux hommes et par des fous et des méchants. Ils donnent à l'histoire une certaine amplitude ; ils rétablissent celle-ci au niveau où elle cesse d'être absurde et mérite d'être vécue, même dans la souffrance : au niveau spirituel. Ce que nous souhaitons faire comprendre, c'est qu'une civilisation totalement différente de la nôtre est apparue en Allemagne et s'est maintenue pendant quelques années. Qu'une civilisation aussi profondément étrangère ait pu s'établir en rien de temps n'est pas, à bien y regarder, impensable. Notre civilisation humaniste repose elle-même sur un mystère." (Pauwels, pp. 397-398)
Remarquons que Pauwels ne pose pas l'équivalence absolue entre nazisme et communisme par laquelle on a pu être tenté par la suite. "Il fallait qu'une des deux visions de l'homme, du ciel et de la terre triomphe, l'humaniste ou la magique. Il n'y avait pas de coexistence possible, alors que l'on imagine volontiers le marxisme et le libéralisme coexistant : ils reposent sur le même fond, ils sont du même univers. (...) Il n'y a pas de différences essentielles entre les mobiles des actes civilisateurs de l'U. R. S. S. et des U. S. A. L'Europe du XVIIe et XIXe siècle a fourni le moteur qui sert toujours." (Pauwels, pp. 406, 412)
Quoiqu'on pense du travail par ailleurs de Louis Pauwels, qui laisse en effet à désirer, toutes ses remarques que nous venons de citer sur l'amnésie au sujet de la nature du nazisme et sur les premières réflexions dont il faut tenir compte à propos de cette nature, afin d'engager une réforme de l'appréhension du nazisme, nous paraissent pertinentes et reflètent sans doute l'opinion d'autres personnalités contemporaines de Pauwels.
1978 Le concile des chiens Jean-Paul II
Reagan prépare l'ère Epstein
4/3/2026
TOUJOURS EN LIEN AVEC LES CONFERENCES MYSTIQUES SPECIALES (voir page d'accueil : Voie Mystique...)
On connaît la fameuse proclamation désolée du pape Paul VI : "les fumées de Satan ont pénétré le concile".
Jacques Maritain, dans son ouvrage Le Paysan de la Garonne, se désolait aussi de l'évolution du concile et de ses suites.
On connaît la contestation du concile par Mgr Lefèbvre, également le premier Liber Accusationis de l'abbé Georges de Nantes contre Paul VI.
Jean Vaquié, des Cahiers Augustin Barruel, nous confiait avoir été très frappé par le passage du psaume XXI selon la Vulgate, psaume de David : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné (...)
verset 17 : Car une meute de chiens m'environne, une troupe de scélérats rôdent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds (...)
verset 20 : Et toi, Yahweh, ne t'éloigne pas ! Toi qui es ma force, viens en hâte à mon secours (...)
verset 23 : Alors j'annoncerai ton nom à mes frères, au milieu de l'assemblée je te louerai (...)
verset 26 : Grâce à toi, mon hymne retentira dans la grande assemblée"
La meute de chiens, la troupe de scélérats, Jean Vaquié l'interprétait comme le concile des chiens au milieu de la grande assemblée.
Vinrent alors le pape gnostique de l'Aquilon, Karol Wojtyla, et Ronald Reagan, l'introducteur d'une nouvelle ère politique pour l'Amérique. L'abbé Georges de Nantes publia son second Liber Accusationis contre Jean-Paul II. L'actuelle chercheuse américaine Whitney Webb, dans ses nombreux travaux de fouille des archives, dévoile l'importance de l'arrivée de Reagan pour cette nouvelle emprise oligarchique sur les USA qui allait aboutir à l'ère Epstein et à l'ère MAGA.
DE TOUTE UNE PLEÏADE D'HISTORIENS ET D'ECRIVAINS REVISIONNISTES SUR L'HISTOIRE DU XXe siècle
- Un écrivain, Rolf Hochhut, publie en 1963 une pièce de théâtre, Le Vicaire, qui fait scandale, et commence à découvrir toute la politique secrète du Vatican de collaboration avec l'Allemagne nazie avec toutes ses conséquences criminelles. Cette publication lance dès lors toute une série de recherches et de publications sur le sujet.
- Saul Friedländer, dans Pie XII et le IIIe Reich, Uki Goni dans La Véritable Opération Odessa, la fuite des nazis vers l'Argentine
- des historiens, en particulier anglo-saxons, s'attaquent à l'histoire de l'URSS, du nazisme et des anglo-saxons ; par exemple, Arno J. Mayer dans Les Furies 1789-1917 - Violence, Vengeance, Terreur
- Michaël Jabara Carley dans une trilogie sur Staline : Staline's Gamble, Staline's Great Game, Staline's Failed Alliance (voir également le site The Burning Archive)
- Frances Stonor Saunders, en Angleterre, publie : Qui mène la danse ? CIA et guerre culturelle, etc.
- En France, l'écrivain gaulliste Eric Branca : L'Ami Américain
- En France, le travail considérable et capital de l'historienne Annie Lacroix-Riz : Le Choix de la Défaite et Le Vatican, l'Europe et le Reich, ainsi que d'autres ouvrages en particulier sur les institutions européennes après 1945
DESORMAIS L'ORDRE NOIR EST DE RETOUR SOUS UN AUTRE VISAGE, DERRIERE LES MATRICES MAGA/EPSTEIN
(à ce sujet, voir nos articles sur la p. 2 : Eschatologie... : techno-féodalisme suprémaciste chrétien blanc et Anti Tech Résistance vs Padu Team)
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Esquisses pour les fondements d'une science métaphysique Jacques Perrin
Recensions de l'essai ci-dessus, Esquisses pour les fondements d'une science métaphysique,
désormais dépassé sur un plan doctrinal, chez Trismégiste en 1983
- de Robert Amadou sur la revue L'Autre Monde
- de la revue Les Cahiers d'Etudes Cathares
- de La Revue Thomiste de Toulouse
Réponse de la Foi à la Gnose Jacques Perrin exploré par Jean Vaquié
Réponse de la Foi à la Gnose Jacques Perrin et Vladimir Volkoff
Collaboration avec l'Action Française rédaction d'articles (collaboration avortée du fait de l'opposition de certains membres de l'AF, de même que la collaboration avec Jean Vaquié s'était heurtée à des obstacles provenant de la mouvance autour de Chiré)
Recensions de presse sur les essais-récits de Jacques Perrin
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Conférences mystiques eschatologiques
essayiste Jacques Perrin
de Syrie en PROVENCE
voir page d'accueil
Pèlerinage aux sources et révolution spirituelle vs Le Roi du Monde
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05/08/2024 article : NOUVELLE RUSSIE ou NOUVELLE AMERIQUE de RUSSIE
Complément à l'article "frexit, revisionnisme, un anti-intégrisme du progressisme"
Il nous apparaît en effet que l'activité de ces personnalités pro-russes, comme des réflexions et émotions de nombreuses personnes, pro-russes aussi de multiples manières, que l'on peut trouver à foison dans les réseaux sociaux, reflètent un phénomène général de générations, et pour tout dire de relâchement de générations. Ces personnalités et personnes ne semblent pas attendre vraiment l'émergence d'une nouvelle Russie mais bien plutôt d'une nouvelle Amérique en Russie.
Elles semblent admirer dans la Russie actuelle tout ce qui était auparavant l'apanage de l'"american way of life" et de la puissance américaine : ordinateurs, technologie, électronique, gratte-ciels, etc...
Ces personnes et personnalités représentatives de certaines générations occidentales sont nostalgiques en gros des années 1980 de la puissance américaine protectrice, de son progrès technique, mais aussi de la société des loisirs "club med", de sa débauche, de son dévergondage naissant. Leur apparente russophilie, qui peut même être violente, n'est-elle pas ainsi, parce qu'elle reflète un certain ressentiment contre l'Amérique qui s'est laissée aller à la décadence et les auraient rendus comme orphelins de leur rêve américain et européen protégé ? Les années 80, c'est le plaisir nouveau d'une certaine débauche permise, d'une certaine licence, de divers dévergondages, plaisir nouveau et frétillant d'autant plus jouissif qu'on le sait accompagné d'autolimitation, que ça n'ira pas trop loin ; qu'on peut faire comme Gainsbarre avec sa fille à la télé. Des générations en veulent à l'Amérique ou à l'Europe de les en priver, de les priver d'une économie de consommation abondante, que tous ces plaisirs nouveaux, dorénavant, soient aux mains soit d'une élite qui ne se retient plus, soit de "sauvages dégénérés". Ces générations devraient davantage se plaindre d'avoir été privées, en quelque sorte, de la compréhension d'un vieux dicton de sagesse populaire : qui vole un oeuf vole un boeuf ; c'est-à-dire que 90 % des gens qui volent un oeuf, un jour voleront un boeuf ; c'est-à-dire que ce sont ces 90 % qui font l'évolution des moeurs s'il n'y a pas un ordre éducatif, moral, civilisateur qui irrigue la vie sociale, éventuellement d'une manière forte.
Leur regret de ce qu'on peut voir dans les films des années 80-90 fait paraître innocente et presque chrétienne la bourgeoisie critiquée férocement dans les films de Chabrol ou de Mocky où existe encore un aspect de rédemption. Avec les films du Splendid, par exemple, la critique de la société est toujours très bien faite mais disparaît la notion du bien et du mal : tout est équivalent, en rigolade ou en tristesse. D'ailleurs, ces générations pro-russes, en ressentant les choses de la manière dont elles les ressentent, non seulement ne comprennent pas la Russie profonde mais n'ont jamais compris l'Amérique profonde non plus.
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